COMMUNIQUÉ DE PRESSE
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
Montréal, 18 février 2026 – La Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN) apprécie l’ouverture de Mme Christine Fréchette, qui énonce qu’elle serait prête à retirer l’article sur l’avortement du Projet de loi constitutionnelle si elle devient cheffe de la Coalition Avenir Québec (CAQ). La FQPN espère que Mme Fréchette comprendra que les organismes et expert.es exigent un retrait total de l’article 29 et ne tentera pas de proposer un libellé alternatif.
« Il est cependant difficile de se réjouir d’un revirement potentiel quand la FQPN et les groupes féministes et alliés ont dû mettre tout de côté pendant quatre mois pour refaire la leçon au gouvernement sur les dangers de légiférer sur l’avortement, » dit Jess Legault, coordonnatrice générale de la FQPN.
Le ministre de la Justice n’aurait jamais dû inclure l’avortement dans le projet de loi constitutionnelle. M. Simon Jolin-Barrette connaissait les risques, car il avait déjà vu un projet législatif abandonné par son gouvernement. Rappelons-nous que la FQPN est sortie contre un potentiel projet de loi provincial pour protéger l’avortement en 2023, et que la ministre responsable de la Condition féminine à l’époque, Mme Martine Biron, a reculé pour se concentrer sur les vrais obstacles à l’accès au Québec. Ces initiatives ont eu comme résultat le Plan d’action gouvernementale pour l’accès à l’avortement 2024-2027.
Si le PL1 avait été rédigé en concertation avec la population québécoise, tel un projet de constitution légitime, les expert.es auraient pu prévenir cette gaffe qui menace le droit fondamental des femmes de disposer de leur corps. La FQPN, la FFQ, le Barreau, le Collège des médecins et maintes autres partenaires n’auraient pas perdu leur temps à réitérer les arguments consensuels sur les risques inhérents à une loi sur l’avortement.
« Dans nos moments plus cyniques, on se demande si l’article 29 n’a pas toujours été prévu comme un leurre pour concentrer les critiques du PL1, » dit Jess Legault. « Tant que cet enjeu urgent occupe une majorité de l’espace médiatique, on ne parle pas des autres éléments liberticides qui rendent le PL1 si dangereux: les attaques à la démocratie, aux contre-pouvoirs, à l’autodétermination des peuples Autochtones. »
Le retrait de l’article 29 ne rendra pas le PL1 acceptable ou légitime, c’est un article problématique parmi tant d’autres. La FQPN joint donc sa voix aux centaines d’organisations de la société civile qui exigent le retrait complet du projet de loi 1.
La Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN) est un regroupement national en défense de droits et d’éducation populaire en santé sexuelle et reproductive.
Contact médias :
Jess Legault, Coordonnatrice générale, FQPN
jlegault@fqpn.qc.ca
